Potentiels économiques croisés entre la Tunisie et la Suisse

Suisse Tunisie

La Suisse, rappelons-le, est une économie parmi les plus florissantes et résilientes du monde comme l’atteste son PIB de 700 milliards USD pour une population d’à peine 9 millions d’habitants. Ainsi, selon le Forum économique mondial (FEM), la Suisse se classe pour la neuvième année consécutive comme la nation la plus compétitive du monde, suivie des États-Unis et de Singapour. Les points forts du pays sont connus : force innovatrice, système éducatif solide et son marché du travail flexible.

Fer de lance de l’hégémonie suisse, on compte sur ses puissantes multinationales largement internationalisées œuvrant dans les secteurs clés historiques :   chimie, santé, agrobusiness, biens d’investissement et les banques. Autre caractéristique et performance majeure de l’économie suisse, celle- ci est fortement orientée vers l’exportation, la part du commerce extérieur dans le produit intérieur brut étant l’une des plus élevées au monde. 

Néanmoins, avec la Tunisie les relations économiques sont à consolider ! Le volume des importations en provenance de la Tunisie s’élève en 2019 autour de 180  millions d’euros alors que le volume des exportations suisses s’élève à 150 millions d’euros, soit un volume total d’échanges de l’ordre de 330 millions d’euros. Et ce malgré un cadre institutionnel bilatéral favorable : un accord de libre-échange  avec l’Association européenne de libre-échange (AELE), qui est entré en vigueur en 2004 et un accord bilatéral concernant la promotion et protection réciproque des investissements, entré en vigueur en 2014, tandis qu’un accord-cadre de coopération en matière de migration est entré en vigueur en 2014. 

Réalité cinglante qui témoigne du potentiel indéniable en termes d’IDE des firmes suisses en Tunisie : à l’exception de Nestlé et Novartis, aucune autre multinationale du TOP 30 suisse n’a une présence industrielle majeure en tunisie !

Avec une densité de sièges sociaux de multinationales suisses et étrangères parmi les plus élevées au monde, la Suisse a beaucoup à apporter à la Tunisie en mal d’internationalisation. En retour, la Tunisie et sa main d’œuvre qualifiée peut offrir des ouvertures certaines vers l’Afrique aux entreprises suisses relativement peu africanisées. Servies par une diaspora tunisienne en Suisse très qualifiée et parfaitement insérée, de réelles opportunités peuvent être mise en œuvre dans les secteurs suivants : tourisme haut de gamme, agrobusiness (notamment le marché du bio), santé, chimie, NTIC (Intelligence artificielle, datas…) ou encore la formation professionnelle. Des gisements qui ont largement été explorés et validés lors du récent webinaire « UpTunisia By Fipa » du 24 juin dernier avec les TRE de Suisse, intitulé «  Regards croisés sur le potentiel nearshoring entre la Suisse et la Tunisie »

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