Se reconnecter sur la diaspora tunisienne pour drainer ses épargne et investissements : il n’y a pas que l’amour du pays

Article paru sur Leaders.com le 14.08.2019

Pari partiellement réussi pour le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Marouane El Abassi. Réunir autour d’une même thématique, différentes parties prenantes de l’épargne et de l’investissement des Tunisiens établis à l’étranger, pour développer un concept innovant et surtout effectif : l’exercice lancé vendredi 9 août 2019 est prometteur. La diversité des participants, la qualité des interventions et la pertinence des propositions ont apporté des éclairages utiles. Ecouter Mustapha Kamel Nabli, Férid Belhadj (vice-président à la Banque mondiale), Fadhel Addelkéfi, Aziz Mbarek, Emna khrouf, Omar Bouhdiba, Riadh Nawar (SFI / Banque mondiale), Anis Marrakchi, Ameur Ben Ameur, Karim Hajjaj et autres Youssef Ouertani, Samir Bouzidi et Thameur Hamdane, permet de se forger une idée plurielle sur la question. L’implication des patrons de grandes banques : Habib Haj Kouider (BNA et président de l’APBT) Lotfi Debbabi (STB), Ahmed Rjiba (ATB), Mondhera Ghazali (UIB Société Générale), d’universitaires et de dirigeants d’associations de Tunisiens à l’étranger (Atuge, TAYP, Tunisie-Suisse, etc.) a été féconde.

D’emblée, Kaouther Mehrez (Natexis, Paris), lancera en débat le concept de crowfunding, alignant actuellement 35 milliards de dollars et devant se multiplier par dix d’ici 2025. Le financement alternatif s’appuie sur des plateformes de mise en relation, labellisées, investisseurs en small, moyen ou grand tickets avec des porteurs de projets ou chefs d’entreprise, sur la base de simplicité des transactions, transparence quant aux commissions, efficacité et création de valeur. 

Le système bancaire tunisien n’a qu’à offrir des services de qualité internationale

« Des pays comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, nous y ont précédé et pris une grande longueur d’avance », soulignera Aziz Mbarek, en connaisseur. La question à poser, ajoutera-t-il est de nous demander pourquoi cherche-t-on à nous reconnecter avec la diaspora tunisienne à l’étranger ? S’il s’agit d’épargne et d’investissement, les conditions d’attractivité ne sont ni le taux d’épargne, ni le taux d’intérêt, mais tout le reste. Le marché tunisien est étroit, les qualifications requises sont rares, et tant de questions essentielles sont résoudre. » suite…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *